La Vallée Centrale, malgré son nom, est un plateau situé entre 900 et 1200 m d’altitude, coincé entre des volcans au nord et des montagnes au sud.
Toute l’année, il y fait doux en journée (8°C en moyenne de moins qu’au bord de la mer) et frais la nuit (18 à 22°C en moyenne).
C’est aussi pour cela que 60% des Costariciens se concentrent dans cette partie du pays, sans besoin réel de chauffage ni de climatisation…
4 villes tapissent la Vallée Centrale.
San José, la capitale, au centre et son extension d’Escazú au sud. Alajuela, où se trouve l’aéroport, à l’ouest. Heredia au nord, et Cartago, une des premières implantations coloniales dans le pays, bien à l’est, derrière la combe qui mène à la Vallée dite d’Orosi.
Petit à petit, ces agglomérations se sont… rejointes, jusqu’à former un ensemble compact, moyennement dense mais dépourvu des infrastructures nécessaires pour drainer les besoins de déplacement. Maintenant que la couverture urbaine est complète, en raison des obstacles naturels que constituent les volcans et montagnes environnantes (ce qui empêchent l’extension de ces villes), le développement commence à se faire verticalement, ce qui complique encore les trajets urbains.
Des limitations de circulation selon les n° de plaques d’immatriculation ont même été mises en place en journée. Aux heures de transit de bureaux, les fins de semaine et autres dates de congés (Semana Santa, Noël, etc), les routes sont vite bien compliquées.
C’est aussi pour cette raison que la plupart des visiteurs du Réseau restent sur Alajuela la première nuit et s’en rapprochent la dernière nuit.
Outre le fait que la ville est un peu plus chaude la nuit, elle est en bordure ouest de l’agglomération, bien plus verte et nettement plus facile d’accès de l’aéroport que la capitale quand on arrive en après-midi et fin de journée.
Et Alajuela est nettement mieux placée, surtout si un jour suivant, on prévoit de se rendre à l’ouest, au nord, au sud… et même à l’est (si on se rend aux Caraïbes, en partant d’Alajuela, on peut couper par le nord, par Heredia ou le périphérique nord selon l’heure et le jour pour raccrocher l’axe de San José vers les Caraïbes qui sort plein nord).
Si on prévoit de continuer vers la cordillère centrale puis vers le sud, là, s’approcher de San José est parfois la bonne option, sauf si on n’est pas pressés le lendemain et qu’on peut partir d’Alajuela après le flot matinal des voitures pour traverser la Vallée Centrale via le périphérique sud.
Le mieux pour son trajet reste autant que possible d’éviter de traverser l’agglomération de San José. Et encore plus de la traverser plusieurs fois, voire d’y séjourner plus de quelques heures.
San José fut une ville magnifique fin XIXè. Avec un tramway, un éclairage urbain juste après New York. Les gravures et photographies d’époque, quelques bâtiments encore existants peuvent témoigner de ce passé.
Entre les tremblements de terre, le développement rapide de ce dernier demi-siècle, l’architecture antisismique fonctionnelle mais sans charme aucun, le manque de fluidité, la capitale a perdu de son attrait.
Les rares centres d’intérêt de la capitale se comptent sur les doigts d’une main, et n’importe quel village du sud de l’Espagne ou n’importe quel site historique du Mexique ou du Pérou dépasse les musées de San José.
L’intérêt du pays est dans sa nature, ses paysages, ses volcans, sa faune, ses côtes… pas sa capitale.