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Signalisation routière au Costa Rica : panneaux, signes et astuces pour comprendre la conduite des Ticos
Les panneaux de signalisation sont rares et il n’existe pas de nom de rue.
En bref : La conduite au Costa Rica fait partie de l’aventure ! Au volant de son véhicule de location, un petit retour quelques années en arrière est nécessaire pour se souvenir des heures de pratique surmontées pour passer le permis. Et c’est normal, car après tout, chaque pays a ses règles, ses particularités et ses manières de faire.
A vos marques ! Prêts ? Roulez !
Les lignes au sol – les plus importantes
Première règle que la plupart des codes de la route ont en commun et qui est très importante pour la sécurité routière : une ligne discontinue permet les dépassements, une ligne continue les interdit. Jusqu’ici, tout va bien.
Maintenant, il existe au Costa Rica aussi des doubles lignes continues. Là, bien sûr, c’est encore plus évident : il faut rester sur votre voie.
Ne pas respecter ce signe routier peut revenir cher. Effectivement, l’amende commence à environ 600.00 USD, et difficile de s’en sortir avec un billet coincé dans le passeport vu que chaque contrôle routier est filmé et enregistré. Une bonne manière de prévenir la corruption.

Une ligne blanche indique une route à plusieurs voies allant dans la même direction. La signification des différents types de lignes existantes sur les routes costariciennes diverge aussi en fonction de leur couleur.

Une ligne jaune, quant à elle, signale que les voies vont dans des sens opposés. Attention, donc, à la circulation venant d’en face.
Bon à savoir :
L’état des routes costariciennes s’améliore de jour en jour et les principaux axes sont asphaltés. Cependant, il se peut que les signalisations au sol ne soient pas toujours visibles. Parfois, le revêtement est tout récent et la compagnie chargée d’y remettre un coup de pinceau n’est pas encore passée. Dans d’autres cas, la peinture est très usée ou délavée et on peine à la voir.
Les dépassements – quand et comment doubler ?
Au Costa Rica, on double à gauche… et à droite. Il faut juste savoir distinguer entre la légalité générale et la nécessité du moment.
En effet, le code de la route établit que les dépassements, quand ils sont permis et possibles (voir plus haut), se font par la gauche. Dans la pratique, on constate rapidement que les Ticos aiment aussi doubler par la droite. Pourquoi ? Pour avancer, tout simplement !
Les routes à plusieurs voies sont encore relativement rares ici et ce ne sont pas des autoroutes même si la ressemblance est frappante. Certes, la conduite est plutôt tranquille, mais quand il s’agit de monter une pente alors qu’un gros camion occupe la ligne rapide (la voie de gauche), les voitures plus légères hésitent rarement et lui passent devant par tous les moyens. Soit, par la droite !
Aussi, en cas d’embouteillage, les motos adorent se faufiler entre tout ce qui avance au pas et cela, par tous les cotés. Alors soyez vigilants!
Avoir toujours un oeil sur les rétroviseurs et les angles morts (comme à la maison), et tout ira bien.
Bon à savoir :
Au pays de la Pura Vida, quand un véhicule arrêté met son clignotant à gauche, cela peut vouloir dire deux choses : soit il va tourner à gauche (logique), soit il vous invite à le dépasser !

Tourner à droite au feu rouge – autorisé et pratique
La loi autorise de tourner à droite à un feu rouge, tant qu’il n’existe pas de signe l’interdisant. Il faut tout de même céder le passage aux piétons, aux cyclistes et bien sûr aux autres véhicules dont le feu est vert. Pratique pour libérer les croisements.
Si vous ne tournez pas à droite au feu rouge alors que vous vous trouvez en première ligne, vous risquez de vous faire klaxonner !
Un panneau octogonal – unique et clair
Il est important de se souvenir que tout panneau octogonal veut dire STOP. Même décoloré et illisible, sa forme reste unique et claire. Il est ainsi parfaitement reconnaissable à tout moment : dans la nuit, sous la pluie, de loin. Au Costa Rica, il porte le terme ALTO. Marquez-le.
Bon à savoir :
A l’approche de travaux routiers, il est possible de rencontrer des ouvriers portant des signes ALTO ou PARE (« arrêtez-vous ») et SIGA (« continuez »). Respectez-les, ils sont là pour réguler la circulation à l’entrée et la sortie des chantiers
Le stationnement – où et comment se garer (ou pas) ?
Contrairement au « parking » français, qui est en fait un anglicisme, les Ticos utilisent un terme espagnol : « estacionamiento » pour signaler les places de stationnement.
Ainsi le panneau portant un E majuscule barré signifie logiquement : stationnement interdit.

Bien vérifier le trottoir du tronçon où vous souhaitez vous garer. S’il est peint en jaune, c'est une interdiction de stationner ! Ici encore, il faut être attentif, il est souvent difficile d’en distinguer la couleur.
Se garer le long d’un trottoir jaune est pénalisé par une amende et le retrait immédiat des plaques d’immatriculation, ce qui immobilise la voiture. Le cas échéant, elle sera aussi confisquée par une grue. Très compliqué et onéreux (a minima 250 USD) de récupérer tout cela ensuite…

Par ailleurs, le Costa Rica a fait beaucoup de progrès en termes d’accessibilité. Aujourd'hui, nombreux sont les lieux publics et privés proposant des emplacements préférentiels pour personnes à mobilité réduite. Ces mesures sont ancrées dans la loi et parfaitement signalisée.
Généralement protégées par des cônes ou des petites barrières métalliques, il suffit de demander un coup de main aux agents de sécurité présents pour libérer les places en question. Ils sont connus pour être très serviables.

Les ralentisseurs – il y en a de toutes les tailles
Un chapeau ? Un boa digérant un éléphant ?
Et bien non, ce panneau représente bien un ralentisseur !
Au Costa Rica, on les appelle « reductores » ou « muertos » (« morts »).
Il y en a de toutes les tailles et certains ont perdu leur couleur jaune habituelle. Ils peuvent être assez imposants donc prudence. Présents surtout aux entrées des villages, avant des virages, autour des écoles, dans les quartiers résidentiels, à des carrefours importants ou confus, parfois même devant des feux.

Quelques péages ici et là – préparez vos petites monnaies
Le réseau routier tico est en pleine croissance. Depuis quelques années, les principales artères du pays se voient élargies. La majorité sont publiques, d’autres sont privées. Plus ou moins récentes, leur état varie encore, mais le pays fait de gros efforts vers l’homogénéisation. Les quelques péages servent à maintenir ce niveau. Ils se trouvent uniquement à la périphérie de la capitale San José.
Ils se paient principalement en colons et en petite monnaie . Les montants peuvent paraître dérisoires (de 200 à 600 colons), mais on ne passe pas gratuitement. C'est le moment idéal pour se débarrasser des petites pièces.
Bon à savoir:
Vous trouverez généralement sur la ou les voies les plus à droite des cabines avec un agent ("via Manual") qui pourra vous rendre de la monnaie et même accepter votre carte bancaire.
Evitez à tous prix, les voies les plus à gauche, elles sont réservées aux abonnés "Quick Pass" et sont signalées par un panneaux blanc et rouge. Il est impossible de passer ces barrières de péage sans être abonné, seule une marche arrière dangereuse permettra d'en sortir...

Sens uniques et interdits – savoir les reconnaître
Le sens de circulation d’une route au Costa Rica est représenté par une flèche seule ou soutenue par des mots. Ainsi, un sens unique pourra être indiqué par un panneau disant « Una vía » (« Une voie »), un sens interdit, quant à lui, le sera par un panneau disant « No hay paso » (« Il n’y a pas de passage »).

Une faune imparable – la vie sauvage circule aussi
Entre 5 et 7 % de la biodiversité mondiale, voici le poids du Costa Rica sur la planète.
Et bien évidemment, la faune s’y déplace aussi. Des espèces endémiques à celles importées ou migratoires, elles font partie de la circulation. Toutes sortes d’animaux traversent les routes du pays, et ce, sans forcément faire attention aux véhicules qui les sillonnent.
Le long des parcs nationaux par exemple, on trouve alors des panneaux rappelant que la nature suit son cours, avec ou sans goudron. Singes, chevreuils, coatis, paresseux, écureuils, serpents, jaguars, iguanes, tatous, tortues, grenouilles … la liste est interminable.
Cette signalisation existe dans le but de protéger l’environnement, il vaut mieux rouler prudemment, que ce soit pour l'intégrité de la faune ou celle des véhicules.
Bon à savoir:
Lorsque l'on tombe sur un animal en train de traverser la route, la règle c'est de s'arrêter, de mettre les feux de détresse et d'attendre qu'il finisse sa traversée tranquillement, sans le stresser, c'est l'attitude PURA VIDA.
On ne touche jamais un animal sauvage ! Si vraiment la circulation est très dense ou que la situation l'impose, il faut aller cherche une branche ou grande feuille (ça ne manque pas) et lui tendre. Il devrait naturellement l'attraper. Il ne reste plus alors qu'à le tracter vers une zone plus sûre.
Petit dico des signes routiers costariciens – quelques mots-clés

- Alto/Pare = Stop
- Izquierda = Gauche
- Ceda el paso = Cédez le passage
- Mantenga su = Maintenez votre
- Con boleta = Avec ticket
- No virar = Ne pas tourner
- Derecha = Droite
- Parada de buses = Arrêt de bus
- Despacio = Ralentir
- Prohibido adelantar = Interdiction de doubler
- Desvío = Déviation
- Salida = Sortie
- Entrada = Entrée
- Siga = Continuez
- Escuela = École
- Trabajos/Obras = Travaux
- Intersección adelante = Intersection devant
- Velocidad máxima = Vitesse maximum
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En route pour de nouvelles aventures !
Pour se fondre encore plus aux Ticos, quelques articles culturels : la musique, l'espagnol version tica, les fêtes traditionnelles ainsi que des infos les fincas et haciendas. Prêt à s'immerger en mode Pura Vida ?
Mis à jour le 06/05/2026